Le bouillon des bibliobsédés

Archive for the ‘fablab’ tag

Projet ABC3D : une série d’ateliers open-source à réaliser en bibliothèque grâce à l’impression 3D

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Written by phelly

December 15th, 2015 at 2:15 pm

La performance des lieux de co-création – CREM

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Raphaël Suire (@pareto35), enseignant chercheur au Centre de recherche en économie et management de l’université de Rennes 1, publie une intéressante étude (.pdf) sur l’impact économique des Fab Labs. A partir d’une base de données sur 48 Fab Labs mondiaux, le chercheur montre que la production de projets documentés et leur transformation en entreprise dépend des interactions nouées entre le Fablab et son écosystème. 

“L’interaction avec une périphérie foisonnante et plus exploratoire de petits acteurs favorise la créativité du FabLab et la  production de projets documentés, en revanche la transformation en nouvelle entreprise est favorisée avec une position d’intermédiaire entre cette périphérie et un cœur d’acteurs en place, de taille plus importante en capacité d’exploiter et transformer la créativité du FabLab.”

Comme le souligne Makery, l’étude relève que les Fab Labs, en moyenne, accueillent 11,14 projets par an et permettent 2 créations d’entreprises. S’ils entretiennent surtout des relations avec des Très petites entreprises (TPE), ce sont pourtant les relations avec les grandes entreprises qui boostent le passage des projets à la start-up. “En jouant le rôle de filtre, les fablabs deviennent des acteurs clés du processus d’innovation collective”.

Written by Hubert Guillaud

November 24th, 2015 at 9:01 am

La culture maker est morte, vive le re-make – Makery

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Felipe Fonseca (@efeefe), cofondateur du réseau brésilien MetaReciclagem, auteur de Repair culture, est un maker historique. Dans une tribune traduite par Makery, il dénonce la dérive entrepreneuriale du mouvement. 

Pourtant, rappelle-t-il, au départ, la culture maker était une critique de l’industrialisation… Comment expliquer alors qu’elle est devenue le symbole d’une nouvelle révolution industrielle et même le levier que beaucoup imaginent pour soutenir la croissance industrielle de demain ? 

MetaReciclagem s’est fondé sur le recyclage d’ordinateurs via un réseau de lieux essaimant dans tout le Brésil, prônant la bidouille et la débrouille pour créer une “innovation de tous les jours”. Mais pour Felipe Fonseca, “le mouvement des hackerspaces a non seulement cédé sa place à des pratiques d’entrepreunariat, mais leurs relations étroites et souvent soumises aux modèles type fablabs du MIT a également produit un vocabulaire rempli de termes en provenance directe de l’ère industrielle.” 

Pour Fonseca, le prototype est l’opposé de la gambiarra brésilienne, qui consiste à trouver des solutions concrètes depuis la récupération plutôt qu’à produire de nouvelles lignes de produits. 

Pourquoi la culture maker s’est-elle intéressée aux méthodes industrielle, délaissant largement la culture de la réparation, du recyclage et de la réaffectation ? interroge Fonseca. Si la culture maker a pour but de faire naître des nouveaux objets aussi inutiles que la méthode de production industrielle, elle est alors aussi toxique, superficielle, aliénante et mortifère qu’elle. 

“En fait, ce n’est que récemment que réparer des objets a été perçu comme quelque chose que la société dans son ensemble devrait éviter. Mais en acceptant ce principe, nous est retiré quelque chose de très important : l’exercice et le savoir accumulé à associer les problèmes du quotidien avec les innombrables solutions dont ils disposent. Il y aurait des designers tendance partout, mais le clivage fondamental entre makers et simples utilisateurs persisterait, voire augmenterait. En d’autres termes, un secteur industriel rénové, maintenant partagé et encore plus dynamique, prévoit d’ôter la créativité de nos vies de tous les jours. Nous ne pouvons pas nous permettre d’y renoncer. 

(…) La culture de la réparation, en ce sens, n’est pas un simple effet secondaire du développement des sociétés industrielles. Au contraire, c’est l’une des rares niches distribuées et cohérentes de résistance à la transformation de toute créativité humaine en produit quantifiable. Je pense que ce n’est pas difficile de choisir son camp sur ce sujet.”

Written by Hubert Guillaud

April 3rd, 2015 at 7:30 am

Comment produire de la collaboration entre les Fablabs ? – Makery

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Sur Makery, notre ex-comparse à la Fing, Fabien Eychenne (@fabieneychenne, auteur notamment du livre de référence sur le sujet des Fab Lab et responsable du groupe de travail Re-faire - voir également sur le site de la Fing), livre une intéressante interview de Simone Amber, en charge du programme d’excellence de développement éducatif chez Schlumberger et active artisane du programme Fab Lab Connect qui cherche a apporter de nouvelles formes de ressources au réseau des Fab Lab. Elle y explique comment elle a été amenée à développer une plate-forme d’aide au financement des Fablabs via un concours doté de bourses de 1000 dollars pour inciter les Fablabs et ceux qui les utilisent à documenter leurs projets afin qu’ils puissent être plus facilement reproductibles. 

“On aimerait que Fab Lab Connect puisse donner une plus grande visibilité à des projets ouverts transformateurs. Je pense par exemple au projet de drone Flone piloté par un téléphone créé par une équipe espagnole, à un prix très bas et totalement open source et open hardware, ou à l’imprimante 3D Fa - développée dans un fablab Italien et dont tous les labs italiens sont en train de s’équiper. On espère que ça va faire effet boule de neige, que les premiers projets bien documentés pousseront d’autres personnes à déposer les leurs. Que cette visibilité soit aussi une manière de produire de la collaboration entre les différents fablabs. L’autre idée, c’est de mettre à profit mes contacts dans les grandes entreprises pour leur montrer ce qui se passe dans cette communauté et pourquoi pas qu’ils deviennent des mécènes sur ces projets. On sait bien que les fabbers ont souvent deux jobs ; un pour gagner leur vie et l’autre pour développer leur projet. On a envie qu’ils passent leur temps sur leurs projets d’innovation. Nous avons également développé un module de crowdfunding sur la plate-forme que nous souhaitons activer dans un deuxième temps pour là encore, trouver d’autres moyens de financements.“

Pour, elle, les enjeux que doivent relever les Fablabs en 2015 reposent sur le passage à l’échelle et la possibilité de dupliquer les projets. Mais également sur la collaboration entre les lieux, leurs modèles économiques (encore trop fragiles), ainsi que la place des femmes. “Nous sommes encore dans un monde très masculin, il faut trouver des solutions pour attirer plus de femmes.”  

Written by Hubert Guillaud

March 18th, 2015 at 7:15 am

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La bibliothèque, un espace de participation

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Written by phelly

January 26th, 2015 at 8:30 pm

L’ALA, les bibliothèques américaines et l’impression 3D | Biblio Numericus

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Written by phelly

January 8th, 2015 at 12:23 pm

Développons des « Laboratoires de médias numériques » | Biblio Numericus

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Written by phelly

January 5th, 2015 at 2:11 pm

Qu’est ce qu’un FabLab en bibliothèque ?

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Written by phelly

November 10th, 2014 at 9:29 am

Le paradigme économique des Tiers Lieux – Echosciences

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L’urbaniste Raphaël Besson de l’agence Villes innovations, livre pour EchoSciences une intéressante analyse du paradigme économique des Tiers Lieux. Certes, les Tiers lieux sont régis par des principes d’innovation ouverte et ascendante, par des communautés promouvant les principes de co-production, de partage, d’open source et de gratuité, orientées vers le développement de productions socialement utiles et prônent une conception collaborative et horizontale du travail. Ils n’en constituent pas moins un paradigme marchand à part entière. Derrière leurs logiques en apparence contradictoires (intérêt et désintéressement ; confiance et opportunisme ; alliance et domination ; esprit de partage et marchandisation : logiques monétaires et non monétaires ;  motivations sociales, culturelles et économiques) il faut rappeler que les logiques de dons et de solidarités induisent également des logiques de hiérarchisation et de domination. “Les dynamiques d’innovation collaborative relèvent en réalité d’une profonde logique économique”, essentielles au fonctionnement de l’économie de la connaissance, comme le soulignait Michel Ferrary en analysant la réussite économique de la Silicon Valley à travers les échanges personnelles et les relations de confiance établies entre universitaires, entreprises et investisseurs. 

Raphaël Besson annonce vouloir lancer une recherche pour comprendre l’imbrication des Tiers Lieux dans les processus marchands, afin de mesurer l’encastrement social et spatial des Tiers Lieux : comment stimulent-ils les rencontres entre acteurs hétérogènes ? Qui valorise les innovations produites dans ces espaces ? Sont-elles des innovations à forte valeur ajoutée ? Sont-ils autre chose finalement qu’un mécanisme de prédation et de captation de ressources cognitives gratuites, avec un processus de socialisation de la production de connaissance d’une part et une privatisation des gains associés d’autre part ?

On a hâte de connaître les réponses ! 

Written by Hubert Guillaud

October 22nd, 2014 at 10:36 am

Usine IO, un “accélérateur de développement produit” – Makery

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Makery revient sur l’ouverture d’Usine IO à Paris, un atelier de prototypage high-tech. Son but, accompagner les concepteurs pour les aider à passer du prototype au produit, à passer à l’industrialisation. “Un défi rarement surmontable seul et sans expérience”. Un Fab lab sérieux, quoi !

Written by Hubert Guillaud

October 3rd, 2014 at 7:20 am